C’EST AVANTAGEUX DE FAIRE RÉVISER SON MOTEUR DANS LES TEMPS

Par le service client de P&WC
9 févr. 2018 | | 2 min DE LECTURE

Il faut toujours respecter l’intervalle entre les révisions (TBO) du moteur pour deux raisons bien simples : le fonctionnement et les coûts. Voyez pourquoi.

L’intervalle entre les révisions (TBO) d’un moteur se calcule minutieusement durant l’essai d’homologation. Les pièces essentielles sont examinées lors d’essais d’endurance rigoureux. L’appareil, lui, est soumis à de multiples simulations de mission et évalué dans diverses conditions environnementales et climatiques avant de se voir attribuer un premier intervalle.

Créé pour optimiser les coûts d’exploitation, l’intervalle entre les révisions a généralement lieu après 3 000 à 6 000 heures de vol, en fonction de divers facteurs. Mais quel que soit le nombre d’heures, il vaut mieux faire la révision selon l’intervalle recommandé, sinon vous vous exposez à des problèmes de fonctionnement et de coûts.

« Il faut aussi suivre les directives concernant le maintien de la navigabilité aérienne avant d’arriver à l’intervalle entre les révisions, a indiqué à Airtime Paul Forest, responsable principal, PT6A, Ingénierie client. Dans le cas contraire, des facteurs d’exploitation ou d’environnement vous forceront peut-être à faire réparer ou remplacer des composants avant l’échéance indiquée. »

Facteurs déterminant l’intervalle entre les révisions

En fonction de son environnement, le moteur est sujet à différents types d’usure. Il souffrira de corrosion s’il vole dans des endroits chauds, humides et chargés de sel. Par ailleurs, il subira une usure importante s’il est utilisé pour lutter contre des incendies, faire de l’épandage aérien ou faire du parachutisme, ce qui raccourcira probablement les intervalles.

On observe parfois de la fatigue du métal, de petites fissures pouvant s’agrandir ou de l’usure interne du moteur qu’on n’arrive pas à détecter durant la vérification de routine. Vous pouvez éviter ces problèmes en faisant réviser à temps votre moteur.

Paul Forest,
responsable principal,
PT6A, Ingénierie client

Prioriser l’intervalle entre les révisions pour optimiser la garantie

À la première révision, le moteur est inspecté pour déterminer les travaux de maintenance potentiels. Généralement, les coûts reliés à la révision, notamment pour le remplacement ou la réparation de pièces d’entretien, peuvent être couverts par la garantie du moteur. Cependant, la garantie ne s’applique plus si vous dépassez l’intervalle de base entre les révisions.

Qui plus est, pour optimiser la garantie du moteur, nous invitons les exploitants à envoyer leur moteur dans l’un des centres de révision autorisés (DOF) de P&WC. « Nous vérifions ces centres pour que nos normes de qualité et nos procédures soient respectées. De plus, ils tiennent des pièces d’origine et offrent les programmes de soutien commercial de P&WC », indique Paul Forest.

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Prolongement des intervalles entre les révisions

Au fil des années, l’évolution des moteurs et de leur fiabilité, la technologie, l’ingénierie et les matériaux ont fait passer l’intervalle de base entre les révisions du PT6A de 800 heures (années 1960 – quand le moteur a été commercialisé) à un minimum de 3000 à 6000 heures sur certains modèles. Les nouvelles technologies prédictives et préventives révolutionnent la maintenance des moteurs, ce qui rallonge encore les intervalles.

À titre d’exemple, citons les analyses de données évoluées et la nouvelle génération de solutions de suivi de l’état moteur (FAST, technologie d’analyse d’huile de P&WC) qui permettent de mieux connaître le fonctionnement du moteur sans recours à des vérifications intrusives. Ces systèmes pronostics prolongent plus que jamais les intervalles entre les révisions, en orientant les clients vers un environnement fondé sur les données où ils ont accès à des analyses du moteur et de l’appareil pratiquement en temps réel. Qui plus est, pour certains moteurs, il est possible de passer d’un entretien planifié aux programmes selon l’état du moteur.

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Plan de prolongement des intervalles

Les intervalles entre les révisions peuvent augmenter pour certains moteurs (voir les options A et B des Bulletins de services). Avec l’option A, l’intervalle initial peut augmenter par échelon de 500 heures jusqu’à concurrence de 8 000 heures (ou 12 ans, selon le premier des termes échus) avec un programme de prolongement de l’intervalle pour une flotte de moteurs. L’option B permet à l’intervalle d’un moteur unique d’être prolongé de 5000 à 6000 heures selon la configuration du modèle de moteur, son état, son mode d’exploitation et d’autres critères d’évaluation.

Dans le cas d’une flotte, on peut augmenter l’intervalle de toute une flotte dont l’exploitation et l’entretien sont similaires si le premier moteur envoyé pour révision est en bon état, après vérification des dossiers de maintenance et des matériaux lors d’intervalles précédents.

Par exemple, pour une flotte de nouveaux moteurs PT6A-42 dont l’intervalle de base entre les révisions est de 3 600 heures, il faudra envoyer le premier moteur qui aura atteint 3 600 heures pour un processus de prolongement de la révision. Par la suite, si celui-ci répond aux critères de prolongement, « la flotte se verra accorder 500 heures supplémentaires; la prochaine révision se fera donc après 4 100 heures », explique Paul. Rappelons que le prolongement doit aussi faire l’objet d’une approbation par les autorités locales d’aviation.

Paul insiste sur l’importance d’évaluer les options avec un représentant sur place pour réduire les coûts.

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