Pourquoi l'inspection de la partie chaude du moteur est-elle nécessaire?

Par le service client de P&WC
5 sept. 2017 | | 4 min DE LECTURE

L'inspection de la partie chaude est au programme de toute bonne maintenance des turbosoufflantes et turbopropulseurs. Voici ce que vous devriez savoir au sujet du processus d'inspection.

Quelles sont les pièces qui doivent faire l’objet d’une inspection?

L'inspection de la partie chaude suppose un examen de l’état d’un certain nombre de pièces majeures du moteur, notamment les aubes de turbine, la chambre de combustion, les stators, les aubes directrices, le disque de turbine du compresseur et les segments de couronne.

 Inspection de la section chaude du moteur sur un PT6

Une inspection de la partie chaude effectuée sur un moteur PT6.

Quand devriez-vous faire cette inspection?

Traditionnellement, une inspection est recommandée lorsque le moteur est à mi-parcours de la prochaine révision. Si l’intervalle entre les révisions est de 4000 heures, une inspection de la partie chaude est prévue après 2 000 heures d’exploitation. L’intervalle entre les révisions d’un moteur est indiqué dans le manuel de maintenance.

Cependant, grâce aux systèmes de plus en plus sophistiqués de contrôle de l’état du moteur, par exemple la solution FASTMC de P&WC, il est maintenant fréquent de procéder à l'inspection de la partie chaude « selon l’état ». Ainsi, plutôt que de réaliser cette opération après un nombre d’heures fixe, elle ne survient que lorsque les données indiquent qu’elle est nécessaire.

« Nous assurons le suivi de paramètres comme la température entre les turbines, la vitesse du compresseur et la consommation de carburant, explique Valdemar Porto, directeur client, Turbopropulseurs régionaux chez P&WC. Lorsque nous constatons une tendance à la détérioration des performances, c’est à ce moment-là que nous devons procéder à l'inspection de la partie chaude. »

Bien qu’une telle inspection soit habituellement faite à titre préventif dans le cadre des activités de maintenance planifiées, des inspections non planifiées sont parfois nécessaires. Par exemple, si la batterie n’est pas en bon état au démarrage du moteur, il peut se produire une «surchauffe» (température élevée entre les turbines), ce qui justifie alors une inspection non planifiée.

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Comment procède-t-on?

Pour un petit moteur comme le PT6A, l'inspection de la partie chaude est généralement une procédure rapide et simple pouvant être effectuée sans dépose. Elle n’exige que l’ouverture de la partie chaude et l’examen des composants en utilisant les outils incontournables pour l’entretien du moteur, en plus de quelques outils spécialisés énumérés dans le manuel de maintenance.

Or cette approche n’est pas possible pour tous les moteurs. Par exemple, la façon dont le plus gros turbopropulseur – le PW100 – est installé dans la nacelle exige une dépose et l’envoi du moteur à l’atelier qui procédera à l'inspection de la partie chaude.

 Tout bon technicien certifié peut procéder à une inspection de la partie chaude, c’est-à-dire toute personne ayant suivi le cours que donne P&WC et ayant reçu l’approbation délivrée par une autorité de l’aviation comme Transports Canada ou la FAA des États-Unis. 

Valdemar Porto, directeur client, Turbopropulseurs régionaux, P&WC

Pourquoi est-ce nécessaire?

Il y a plusieurs excellentes raisons de procéder à une inspection de la partie chaude. Elle permet de s’assurer que le moteur continuera à offrir le rendement et la puissance attendus. Elle favorise également la durabilité du moteur. Et elle permet de réduire les coûts de maintenance en conférant aux exploitants une plus grande maîtrise de leurs activités de maintenance.

Une inspection récente de la partie chaude peut aussi se révéler un atout lors de la vente d’un appareil usagé. Un moteur fraîchement vérifié ou révisé a plus de valeur qu’un autre qui n’aurait pas subi de telles procédures.

Un mécanicien effectue une vérification de la partie chaude sans dépose.

Un mécanicien effectue une inspection de la partie chaude sans dépose.

En quoi cette inspection permet-elle de réduire les coûts?

L'inspection de la partie chaude peut se traduire par une réduction des coûts d’exploitation du fait qu’elle permet de repérer les problèmes avant qu’ils n’engendrent des dommages plus sérieux qui exigeraient le remplacement de pièces. Par exemple, lors d’une inspection, on peut déceler une petite fissure sur une pièce non rotative, et cette pièce peut se situer toujours à l’intérieur des normes acceptables de fonctionnement. L’exploitant peut alors prendre des mesures immédiates en réparant la pièce par soudage ou meulage. Si la fissure n’est pas décelée tôt, elle peut s’agrandir au fil du temps, ce qui pourrait exiger le remplacement de la pièce.

Les coûts associés à une inspection de la partie chaude dépendent de ce qu’elle révèle. Si le moteur est en bon état, les coûts se résument à ceux de l'inspection comme telle. Par contre, si on découvre que d’importants composants doivent être remplacés, les coûts associés peuvent grimper considérablement.

P&WC propose des programmes de maintenance qui permettent de plafonner les coûts associés à l'inspection de la partie chaude. Valdemar recommande d’opter pour les solutions P&WCSMART offertes sur certains modèles de moteur : « Grâce à un tel programme, l’exploitant peut planifier les événements de maintenance et en connaître les coûts à l’avance. Ainsi, il n’a pas à se soucier des mauvaises surprises puisqu’elles sont couvertes par le programme. »

Le pire mot en aviation est "surprise". Grâce aux solutions P&WCSMART, il n’y a pas de surprises quant aux coûts. 

Valdemar Porto, directeur client, Turbopropulseurs régionaux, P&WC

« L'inspection est un bon moment pour jeter un coup d’œil à l’état du moteur en général puisqu’il se trouve déjà à l’atelier, ajoute Valdemar. Il existe quelques activités de maintenance simples qui apporteront d’autres bénéfices. »

On peut ainsi vérifier la présence de fuites externes d’huile et de carburant, inspecter les joints d’huile du boîtier d’engrenages et vérifier s’il y a de la corrosion sur les carters, ce qui est particulièrement important pour les appareils exploités dans des milieux salins.

Photos fournies par Pratt & Whitney Canada

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